Chaâbi
Nom collectif de plusieurs genres de musique populaire marocaine, qui unissent traditions rurales et citadines et se chantent en arabe marocain. Né comme musique de rue sur les places et les marchés, le chaâbi se joue aujourd’hui dans les cafés et les mariages.
Ce que c’est
Chaâbi est un nom collectif pour plusieurs genres de musique populaire marocaine, qui unissent traditions rurales et citadines. Le mot arabe šaʿbī signifie « populaire » ; ce qu’il désigne varie donc selon l’époque et le lieu.
Parmi les variantes rurales figurent la jerra et l’aïta ; certains ethnomusicologues considèrent toutefois l’aïta comme un genre à part. Le mot aïta désigne un appel par lequel on attire l’attention de quelqu’un. Pour le musicologue Allal Raggoug, l’aïta est peut-être le genre populaire le plus typique du Maroc, apprécié surtout dans les milieux modestes. Une pièce s’ouvre par un prélude, suivi de plusieurs parties strophiques reliées par un refrain, et se termine par un final dansant.
D’où cela vient
Le chaâbi est né comme musique de rue sur les places et les marchés. Autrefois, le terme réunissait de nombreux styles populaires, comme l’aïta marsaouiya de la région de Casablanca, le style de Hamid Zahir de Marrakech et la musique du chanteur Rouicha, du Moyen Atlas.
L’aïta est marquée par les régions : Raggoug cite les variantes gharbaoui, zaëri, haouzi, marsaoui et hasbaoui, chacune liée à sa contrée ; selon l’ethnomusicologue al-Idrissi, il existe deux sous-genres, la marsaouia et celle de la région de Béni Mellal.
Histoire
Pour l’aïta, contrairement au malhoun et à la musique andalouse, il n’existe pas d’histoire des origines assurée et, jusqu’en 2000, aucune étude universitaire. Raggoug situe ses débuts chez les tribus arabes qui, sous le souverain almohade Yaqub al-Mansur, s’installèrent dans les plaines du Gharb près des Abda, où deux cultures se rencontrèrent.
Aujourd’hui, chaâbi désigne surtout la musique en vogue au Maroc depuis les années 1980. Elle est apparue après l’âge d’or de Nass El Ghiwane et de Jil Jilala et puise dans l’aïta, dans les récits du malhoun, dans la musique de dévotion des Aïssawa et des Gnaoua et dans les rythmes de l’Atlas.
De quoi c’est fait
On chante en arabe marocain. Les musiciens, souvent jeunes, jouent du synthétiseur et d’autres instruments électriques.
Quand
On entend le chaâbi dans les cafés, les restaurants et les mariages, ainsi que dans les boîtes de nuit et les cabarets.
D’où cela vient
Présent dans tout le pays, sans lieu d’origine nommé par une source.
Quand on le rencontre
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Dernière vérification le 25 oct. 2026. 3 sources, dont 0 primaires (administration, UNESCO, exploitant).