Reggada
Danse et chant des Beni Snassen, dans l’est du Maroc, dansés par des hommes en ligne, avec des mouvements mesurés des épaules et des jambes. Le rythme est donné par le bendir et l’instrument à vent zamar.
Ce que c’est
La reggada est à la fois danse et chant et s’enracine dans la culture orale de la région des Beni Snassen ; les Beni Snassen et le Rif oriental sont fiers de cette tradition. Au Festival des arts populaires de l’Oriental à Berkane, en 2026, elle a été présentée comme un art profondément ancré dans le patrimoine de la région.
Histoire
Autrefois, les femmes chantaient le jour et les hommes la nuit. Avec le temps, elle est devenue une expression corporelle réservée aux hommes.
De quoi c’est fait
Les mains sur le bendir et les pieds sur le sol doivent s’accorder avec le zamar, un instrument à vent à deux cornes. Pour honorer la bravoure, les hommes dansent avec un fusil ou un bâton de danse, la khizrana, à la main.
Comment on le fait
Les danseurs se tiennent en ligne ; la danse a deux parties, un début lent et bref, puis une partie principale à la fois endiablée et mesurée. On compte en nombres impairs : danseurs et maîtres réclament trois, cinq ou sept coups. Danseurs et musiciens doivent connaître les différentes frappes, parmi lesquelles la jerra, la dakhla, la sakla et la sbaïssia, appelée aussi aârachia.
Quand
Le festival de Saïdia, créé en 1980, a porté le nom de Festival des Reggada lors de sa 26e édition, du 4 au 18 août 2007. À l’ouverture de la 13e édition du Festival des arts populaires de l’Oriental à Berkane, en juillet 2026, la troupe Rawnaqiyate a présenté la reggada. Le festival était organisé par le département de la Culture du ministère avec la province et la commune de Berkane, et quelque 28 troupes y ont pris part.
D’où cela vient
Originaire de la région Oriental.
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Dernière vérification le 27 oct. 2026. 2 sources, dont 0 primaires (administration, UNESCO, exploitant).