Khobz
Le pain rond et plat du Maroc, qui remplace souvent à table le couteau et la fourchette.
Ce que c’est
Le dictionnaire d’arabe marocain de Harrell donne xobz pour le pain et xobza pour une miche, au diminutif xbiza. Morocco World News appelle ces galettes rondes khobz et écrit qu’au Maroc elles remplacent souvent le couteau et la fourchette et ramassent le dernier reste dans l’assiette.
Dans le Rif, selon Fathia Benali, le pain est de loin l’aliment de base le plus important : il accompagne tous les plats, et comme on utilise rarement des couverts, on prend la nourriture dans le plat avec le pain. Selon l’étude pour l’OMPI et l’OMPIC, l’hôte coupe le pain à la main et le distribue, et l’on mange avec de petits morceaux de pain trempés dans la sauce.
Histoire
À Chefchaouen, dans le quartier des orfèvres près de la source de Ras El Ma, se trouve le four Rif Sebanine, construit sous l’émir Mohammed Ben Rachid entre 1540 et 1560. Il fonctionne uniquement au bois, on y cuit et vend toujours du pain, et des 18 fours recensés à l’origine il n’en reste qu’une poignée.
Comment on le fait
Dans leur étude sur les céréales, les pains et les fours de la région d’El Hoceima, Dominique Caubet et Yildiz Aumeeruddy-Thomas décrivent comment la farine est pétrie avec du sel, de l’eau et du levain dans un plat à pétrir, la ṣǝḥfa. Chaque maisonnée marque son pain d’un signe à elle, par exemple une série de trous, pour ne pas mélanger les pains ; le grand four public où chacun apporte son pain s’appelle fǝṛṛān à Chefchaouen.
Le dictionnaire de Harrell définit ferran comme le four public où l’on apporte son pain à cuire, et frarni comme celui qui le tient. À Tétouan, la pâte était pétrie tôt le matin et, une fois levée, portée au four par le terrah, un garçon qui passait de maison en maison ramasser les planches à pain et rapportait chaque pain à sa maison sans les confondre. Le fournier était payé d’un des pains qu’il cuisait, le terrah d’un petit pain préparé exprès pour lui.
Quand
Selon Hespress, presque tous les Marocains connaissent l’image de la mère ou de la grand-mère qui pétrit le matin la pâte du pain du jour. Surtout dans les grandes villes, on achète pourtant aujourd’hui le pain dans les boulangeries ou auprès de vendeuses au bord de la route.
En bref
- Arabe marocain
- xobz, une miche xobza
D’où cela vient
Présent dans tout le pays, sans lieu d’origine nommé par une source.
Quand on le rencontre
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Dernière vérification le 27 oct. 2026. 8 sources, dont 1 primaires (administration, UNESCO, exploitant).